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La Coupo Santo a été offerte par les Catalans
en 1863 au Félibrige. Cet évènement a inspiré
à Frédéric Mistral les paroles de cette chanson qui a
été arrangée autour d'un air de Nicolas Saboli (17ème
siècle) "Guillaume, Toni, Pèire".
Depuis, cet évènement, la Coupo Santo est
devenu l'hymne du Félibrige qui par extension se chante aujourd'hui
dans toute la Provence et le pourtour Rhodanien.
Cette chanson fédère autour d'elle aussi
bien les défenseurs des traditions que les habitants de nos régions.
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Refrin
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Coupo Santo,
E versanto,
Vuejo à plen bord,
Vuejo abord
Lis estrambord
E l'enavans di fort ! |
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Refrain :
Coupe Sainte
Et Débordante,
Verse à plein bords,
Verse à Flots
Les enthousiasmes
Et l'énergie des forts !
- Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans :
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru !
- D'un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin;
Et, si les Félibres tombent,
Tombera notre nation.
- D'une race qui regerme,
Peut-être sommes-nous les premiers jets
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les pilliers et les chefs.
- Verse-nous les espérances
Et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et dans l'an qui vient.
- Verse-nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.
- Verse-nous la poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c'est elle l'ambroisie
Qui transforme l'homme en Dieu.
- Pour la gloire du Pays
Vous enfin nos complices
Catalans, de loin, ô frères,
Tous ensemble communions
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- Provençau, veici la coupo
Que nous vèn di Catalan :
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plan
- D'un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun;
E, se toubon li felibre,
Toumbara nosto nacioun.
- D'un raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu;
Sian bessai de la patrio
Li cepoun emai li priéu.
- Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dou jouvènt,
Dou passat la remenbranço,
E la fe dins l'an que vèn.
- Vuejo-nous la couneissènco
Dou Verai emai dou Bèu,
E lis àuti jouïssenço
Que tremudo l'ome en diéu.
- Vuejo-nous la Pouësio
Pér canta tout ço que Viéu,
Car es elo l'ambrousio,
Que tremudo l'ome en diéu.
- Pèr la glori dou terraire
Vautre enfin que sias counsènt.
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien toutis ensèn !
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